LA SEXUALITÉ ET LE VIH (sexualité et santé)


Ma vie sexuelle a principalement été écrit par et pour des jeunes vivant avec le VIH qui incarnent une large gamme de sexualités et d’identités sexuelles. Le VIH est stigmatisé, ce qui peut rendre la vie et le sexe compliqués. Il peut être difficile de trouver de l’information fiable qui reflète ses désirs sexuels et romantiques. Cette ressource vise à relever ce défi.
Ma vie sexuelle est plus qu’une ressource sur la santé sexuelle. Elle a été conçue pour aider les jeunes séropositifs et séropositives à naviguer dans l’univers du VIH et à explorer la sexualité.  Elle sera aussi utile aux personnes ayant beaucoup de vécu sexuel qu’à celles n’ayant jamais eu de relation amoureuse ou d’expérience sexuelle. Ma vie sexuelle pourrait aussi être utile aux personnes qui fournissent traitements, soins et soutien et qui travaillent avec les jeunes séropositifs.



Parler du corps et des différentes activités sexuelles
Pénis, queue, bite, vagin, chatte, vulve... voilà seulement quelques-uns des nombreux mots employés par les gens pour décrire les organes génitaux. Dans cette ressource, nous utilisons le terme « parties » pour désigner les organes génitaux. Par souci de clarté, nous distinguons entre les activités sexuelles anales, vaginales et frontales lorsque nous décrivons les niveaux de risque associés à la transmission du VIH. Notons que certains hommes transgenres ou personnes s’identifiant au spectre trans masculin appellent leurs organes génitaux leur trou frontal et non leur vagin. Pour reconnaître cette différence importante, nous employons les termes anus, vagin et trou frontal afin d’être plus spécifiques en ce qui concerne les parties de chacun et chacune.


Fréquentations et relations amoureuses
Savoir ou apprendre qu’on est séropositif peut changer ce qu’on ressent par rapport à soi-même, ainsi que ses façons d’interagir avec les autres sur les plans social, émotionnel, physique, romantique et sexuel. Malgré ces difficultés, de nombreuses personnes tiennent à avoir des fréquentations et à vivre des relations amoureuses. Passer du temps avec quelqu’un qui nous aime bien et qui nous plaît peut être merveilleux et accroître notre confiance. Toutefois, il arrive parfois que les personnes ayant le VIH se résignent à fréquenter des personnes qu’elles n’aiment pas vraiment parce qu’elles se croient incapables de faire mieux. Foutaise! Nous valons plus que cela et méritons des partenaires extraordinaires.
« Je veux être aimé pour tout ce que je suis, y compris le VIH. »

Plus une personne se sent à l’aise de vivre avec le VIH et plus elle reconnaît ce qu’elle mérite de la part de ses partenaires, plus elle aura de possibilités de rencontrer des gens qui lui plaisent vraiment. Alors, même si vivre avec le VIH peut parfois sembler un fardeau (surtout pour les jeunes), cela ne doit pas nécessairement gâcher les amours. Les rapports sexuels agréables font partie d’une bonne relation, et le choix d’en avoir ou pas revient à chacun et à chacune. Le degré de confiance et de confort qu’on éprouve face à la sexualité varie d’une personne à l’autre. Comme certains commencent à peine à songer à une vie amoureuse et sexuelle, la masturbation leur sert d’apprentissage. D’autres se sentent peut-être à l’aise face à l’intimité mais sont moins certains en ce qui a trait au sexe. Il est possible que d’autres encore aient déjà beaucoup de vécu sexuel.
Même si une personne sait ce qu’elle veut, parler de la sexualité peut être gênant au début. Mais cela favorise l’intimité et renforce la confiance, et les relations sexuelles les plus excitantes ont généralement lieu lorsqu’on se sent à l’aise avec soi-même et ses partenaires. En parler nous aide à déterminer ce qui plaît à l’un et à l’autre, de sorte que la confiance augmente et que le nombre d’activités agréables se multiplie. Parler peut faire partie des préliminaires et être très excitant.
« Avoir des relations sexuelles consensuelles excitantes est un droit! »
Lorsqu’on se sent prêt à avoir des relations sexuelles, quel qu’en soit le genre, il faut que les deux partenaires donnent leur consentement. Le mot consentement veut dire que toutes les personnes présentes veulent participer à l’activité en cours — elles ne le font pas parce qu’elles sont soûles ou droguées ou ont peur de dire non. Il est toujours important d’évaluer ses propres sentiments durant l’acte sexuel et de demander à ses partenaires s’ils veulent continuer. Si quelqu’un dit non, qu’il ne répond rien ou qu’il donne l’impression de ne pas avoir de plaisir, arrêtez et parlez-en. Le sexe sans consentement est une affaire sérieuse; il s’agit d’une agression sexuelle.

Faire l’amour et des bébés           
 Lorsque le moment vient, vivre avec le VIH ne devrait empêcher personne d’avoir une famille si elle le souhaite et qu’elle s’y sent prête. Les choses ont changé! Grâce aux mesures préventives efficaces en vigueur maintenant au Canada, la transmission verticale (le virus passe de la mère à son enfant) se produit dans moins de deux pour cent des cas seulement. Des parents séropositifs ont des bébés séronégatifs tous les jours maintenant. Et l’adoption peut être une option pour certaines personnes. Même si vous n’y songez pas en ce moment, sachez que vous pourrez avoir des enfants séronégatifs même si vous vivez avec le VIH.

Objectif : relations sexuelles excitantes et sécuritaires
Dans cette section, nous parlons de quelques- uns des risques pour la santé associés au sexe. Nous décrivons des options et des astuces que d’autres personnes ont trouvé utiles. Il revient à chaque personne et à ses partenaires d’établir le niveau de risque qu’ils sont prêts à accepter. Alors, que nous souhaitions allumer un nouveau feu ou attiser simplement un feu existant, continuez à lire pour savoir comment maintenir une vie sexuelle excitante et saine!


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